Les 2 ans du Paris Jug

juggyanniversaireHier soir avait lieu les 2 ans du Paris JUG.  Le Paris JUG est le premier Java User Group crée en France, beaucoup d’autres régions ont désormais le leur. L’association a été crée en février 2008 et réunit une fois par mois pas loin de 200 personnes dans les locaux de l’ISEP pour des sujets plutôt techniques (Performance, Qualité de code, EE6 …).  Niveau formation continue, retour d’expérience et construction de réseaux, c’est un des lieux où il faut être, chaque 2ème mardi du mois.

Le Paris JUG c’est aussi une ‘troisième mi-temps’ dans un bar-resto après la soirée. Me retrouver après les confs pour discuter avec des passionnés sur des sujets variés (mise en place de pair programming, Groovy, se lancer en freelance …) est vraiment une composante importante de mon intérêt pour le Paris JUG !

Pour la soirée d’hier, les choses avaient été faites en grand : amphi de 500 places, bien rempli, goodies, présence de stands, buffet, énormément de gens venus de partout dont pas mal rencontrés à Devoxx. Au niveau des sujets, la keynote d’ouverture de Sacha Labourey abordait le thème ‘la révolution open-source a t elle eu lieu ?’. Se sont suivis ensuite quelques questions/réponses à Sacha et Marc Fleury, invité surprise de la soirée et fondateur de Jboss.  La notion de ‘passion’ a pour la première fois été abordée et il faut reconnaître, et tous les intervenants l’ont fait lors de la soirée, que s’investir dans l’open-source est chronophage et avant tout, une affaire de passion.

Quelques business models de projets Open Source (Acceleo, XWiki, eXo Platform) ont  été présentés sur la forme de quickies par les différents acteurs de ces projets, permettant de donner des exemples concrets à la keynote plus générale de Sacha. Des  outils open-source (jCaptcha, jax-doclets, Play!) ont eu également le droit à leurs quickies, plus techniques.

Jean-Michel Doudoux, architecte Sfeir Benelux , a également parlé de son travail de rédaction et du choix de la license autour de Développons en Java, quelques 1888 pages en français, le tout sur 10 ans, mis à jour désormais 3 à 4 fois par ans et qui correspond à une véritable bible, en français sur le langage Java : http://www.jmdoudoux.fr/accueil_java.htm#dej . Les prochaines évolutions seront sur JEE, Android ! Un travail titanesque pour lequel il a choisit la license GNU FDL, bien conscient des problèmes pour faire valoir ses droits dès que l’on publie sur le net.

La présentation sur le framework Play!  était vraiment bien mené et a éveillé pas mal les curiosités ! Ce framework web, fait par des développeurs web constitue une alternative pour développer sur une architecture REST. Ce framework permet entre autre un rechargement à chaud (la démo est faite via un simple éditeur de texte), le code modifié impactant immédiatement l’appli web, un système de gestion des exceptions à l’écran, un système de templating, avec la possibilité de créer ses propres tags ou d’utiliser le système d’expression langage de groovy et beaucoup d’autres choses encore.

Pour avoir plus d’infos : http://www.playframework.org/

Pour avoir le détail des conférences, Olivier Croisier a très bien retranscrit tout le détail dans son blog http://thecodersbreakfast.net/index.php?post/2010/02/05/Suivez-le-Paris-JUG-anniversaire-en-live !

La troisième mi-temps s’est déroulé au Dome dans le 17ème avec petits fours.  J’ai eu l’occasion de discuter avec Nicolas Leroux (contributeur) et Guillaume Bort (lead developper) autour de Play! , principalement sur l’utilisation en industrie et des questions plus techniques.  On en a également profité pour parler d’un projet de réseautage de la communauté féminine de Java, j’en parlerai plus en détail quand cela sera avancé mais c’était agréable de voir du monde réunis autour de la table !



Revues de code I

Au cours de mes revues de code, je tombe sur des problèmes plus ou moins réguliers.  Outre les problèmes de designs, certains aspects techniques sont récurrents.

Comparaison avec == sur des java.lang.Integer

Le problème, c’est que sur des integers entre -128 et 127, cela peut marcher.  Dans la suite de l’exemple, integer1 et integer2 seront de type java.lang.Integer, int1 sera de type primitif int.

        Integer integer1 = 127;
        Integer integer2 = 127;
        System.out.println(integer1 == integer2); // true

        integer1 = 128;
        integer2 = 128;
        System.out.println(integer1 == integer2); // false

Par contre, on a bien pour toutes les valeurs, y compris celles entre -128 et 127 :

integer1 = new Integer(127);
integer2 = new Integer(127);
System.out.println(integer1 == integer2); // false - normal on a instancié 2 objects différents

integer1 = new Integer(129);
int1 = 129;
System.out.println(integer1 == integer2); // true

Si on regarde la doc de Sun, pour tous les objets entre -128 et 127, l’autoboxing garantit que l’objet renvoyé Integer sera identique pour un même entier primitif. Ce qui ne sera pas le cas au delà de l’intervalle. De plus, rien ne garantit qu’une implémentation étende l’intervalle de cache, raison pour laquelle il est risqué de se baser dessus.
Byte,  Short,  Long ont également le même type de cache. Character a également un cache mais de 0 à 127 (un nombre négatif n’aurait pas eu de sens).

d. Autoboxing is guaranteed to return the same object for integral
values in the range [-128, 127], but an implementation may, at its
discretion, cache values outside of that range. It would be bad style

http://java.sun.com/developer/JDCTechTips/2005/tt0405.html#1

Ainsi, utiliser == en se fiant à l’autoboxing et au cache est une mauvaise pratique, même pour comparer des constantes de faible valeur.

Utiliser plutôt valueOf()  plutôt que new

Il est préferable d’utiliser un valueOf plutôt qu’une nouvelle instanciation à l’aide du constructeur. Valable pour la certains objets immutables.

Exemple avec des types java.lang.Integer, si on regarde la javadoc pour la méthode Integer.valueOf(int i) :

public static Integer valueOf(int i)
Returns a Integer instance representing the specified int value. If a new Integer instance is not required, this method should generally be used in preference to the constructor Integer(int), as this method is likely to yield significantly better space and time performance by caching frequently requested values.

Idem pour les Byte, Long, Character, BigInteger … Par contre, préférer quand c’est possible de construire les valeurs accessibles directement via une méthode statique (BigInteger.ONE plutôt que BigInteger.valueOf(1), Boolean.FALSE plutôt que Boolean.valueOf(false) …)

Éviter d’utiliser new String

String test1 = "abc";
String test2 = "abc";
String test3 = new String("abc");
String test4 = new String("abc");

System.out.println(test1 == test2); // true
System.out.println(test1 == test3); //false
System.out.println(test3 == test4); //false

Utiliser new String implique de créer un nouvel object en mémoire. Les String étant immutables, avoir 2 objets différents ayant la même valeur ne fait que consommer de la mémoire. Attention à bien noter le cas 2, « abc » est différent de new String(« abc »).  Cet exemple permet également de montrer l’importance d’utiliser la méthode equals pour comparer les valeurs des objets java.lang.String .

Comme précisé par Jérôme et Nicolas Le Coz en commentaire, l’instanciation d’un nouvel objet String est conseillée lors de l’utilisation de substring sur des très grandes chaînes de caractères. En effet, la valeur stockée avec un substring n’est pas uniquement la substring, mais la chaîne entière avec un offset (premier caractère à utiliser) et un compteur (nombre de caractères à utiliser).

C’est clair si l’on regarde la classe java.lang.String

  public final class String
  	implements java.io.Serializable, Comparable, CharSequence
  {
  /** The value is used for character storage. */
  private final char value[];

  /** The offset is the first index of the storage that is used. */
  private final int offset;

  /** The count is the number of characters in the String. */
  private final int count;
[...]
public String substring(int beginIndex, int endIndex) {
 [...]
 return ((beginIndex == 0) && (endIndex == count)) ? this :
 new String(offset + beginIndex, endIndex - beginIndex, value);
 }

Plus d’infos ici http://blog.xebia.fr/2009/08/03/revue-de-presse-xebia-120/#AttentionvotremmoireavecString et dans les autres liens en commentaires.

Se méfier de la construction des BigDecimal.

On utilise ici 3 manières de faire pour créer un BigDecimal que l’on souhaite égal à 4.12.  Néanmoins, les résultats ne sont pas conformes à ce qu’on pourrait en attendre.

Double myDouble = 4.12D;

BigDecimal bd1 = new BigDecimal(myDouble);
BigDecimal bd2 = new BigDecimal(String.valueOf(myDouble));
BigDecimal bd3 = BigDecimal.valueOf(myDouble);

System.out.println(bd1.equals(bd2));  // false !
System.out.println(bd1.equals(bd3)); // false !
System.out.println(bd2.equals(bd3));  // true

Il n’y a donc pas égalité de valeur entre l’object construit à partir du double et les 2 autres objets. En effet, si on affiche les différentes valeurs des 3 BigDecimal, le problème est facilement visible :

RESULT 1: 4.12000000000000010658141036401502788066864013671875
RESULT 2: 4.12
RESULT 3: 4.12

Il vaut mieux donc éviter d’utiliser le constructeur BigDecimal(double double) et de lui préférer les deux autres méthodes.

public BigDecimal(double val)
Translates a double into a BigDecimal which is the exact decimal representation of the double’s binary floating-point value. The scale of the returned BigDecimal is the smallest value such that (10scale × val) is an integer.Notes:

  1. The results of this constructor can be somewhat unpredictable. One might assume that writing new BigDecimal(0.1) in Java creates a BigDecimal which is exactly equal to 0.1 (an unscaled value of 1, with a scale of 1), but it is actually equal to 0.1000000000000000055511151231257827021181583404541015625. This is because 0.1 cannot be represented exactly as a double (or, for that matter, as a binary fraction of any finite length). Thus, the value that is being passed in to the constructor is not exactly equal to 0.1, appearances notwithstanding.
  2. The String constructor, on the other hand, is perfectly predictable: writing new BigDecimal("0.1") creates a BigDecimal which is exactly equal to 0.1, as one would expect. Therefore, it is generally recommended that the String constructor be used in preference to this one.
  3. When a double must be used as a source for a BigDecimal, note that this constructor provides an exact conversion; it does not give the same result as converting the double to a String using the Double.toString(double) method and then using the BigDecimal(String) constructor. To get that result, use the static valueOf(double) method.

Evènements java en février sur Paris

4193293024_eef35683c7_oIl n’y a pas à dire, Février est un mois chargé vu l’ensemble des conférences et rencontres qui nous sont proposées gratuitement autour de Java et du Web.

MAJ :  la date de l’évènement Clojure a été avancée au 8 février !

Ajout événement noSQL 16 février

Ajout évènement EulerGUI 13 février

Le KawaCampParis1 – 3 févrierDécalé en mars

Les BarCamp sont des rencontres, non formelles sous forme d’ateliers-événements participatifs ou simplement de discussions libres autour d’un thème. Chacun arrive avec son propre contenu.  Comme lors des JavaCamps les participants finissaient la plupart du temps par parler d’autres choses que Java, l’idée d’un KawaCamp, plus large, a germé :) Les sujets seront donc nombreux, de NoSQL à Groovy en passant par les technos Google, sans oublier  HTML5, les frameworks Javascript etc ..

Site web : http://barcamp.org/KawaCampParis1
Wave publique : with:public KawaCampParis1

Clojure : Vers l’essence de la programmation – 8 février

Clojure est un langage fonctionnel apparu en 2007 de type Lisp et tournant sur la JVM. Howard Lewis Ship , créateur de Tapestry, présentera le langage, ses atouts ainsi que les concepts fondamentaux de la programmation fonctionnelle.

Site web : http://www.zenika.com/conference/web_ria/clojure-essence-de-programmation-par-howard-lewis-ship

2ème Anniversaire du Paris Jug – 9 février

Le Paris JUG fête ses deux ans en grand ! Un amphi de 500 places nous accueillera entre 18h45 et 19h (donc 30 minutes plus tôt que d’habitude) sur le sujet de l’open-source en France. Au moins 6 présentations sur des thèmes variés :

  • Keynote de Sacha Labourey
  • Obeo : exemple d’un éditeur d’outils de développements Open Source ayant réussi à se développer
  • Les licences permettant la diffusion libre de la documentation
  • Le framework Play!
  • jCaptcha
  • jax-doclet , permettant de génèrer de la JavaDoc à partir des des commentaires JavaDoc et des annotations de manières spécifiques (notamment pour JAX-RS et JAXB)

Et toujours suivi d’une 3ème mi-temps pour des discussions plus informelles mais tout aussi intéressantes !

Comme au mois de Décembre, la salle est à la faculté de la Sorbonne : http://www.parisjug.org/xwiki/bin/view/Location/SorbonneParisIV

Site web : http://www.parisjug.org/xwiki/bin/view/Meeting/20100209

Les secrets de la concurrence Java – 11 février

Heinz Kabuts est un des premiers Java Champion. Il publie régulièrement une newsletter très pointue sur Java et la JVM sur http://www.javaspecialists.eu/ suivie par approximativement 30 000 développeurs Java. Il abordera au cours de cette soirée 10 lois pour nous apprendre à mieux gérer le multi-threading.

Site web : http://www.zenika.com/conference/java/secret-de-la-concurrence-java-par-heinz-kabutz

EulerGUI – 13 février

EulerGUI est une interface graphique pour le Web Sémantique, et les moteurs de règles, Open Source, en Java. ( http://eulergui.svn.sourceforge.net/viewvc/eulergui/trunk/eulergui/html/documentation.html )

Site web : http://jmvanel.free.fr/seminaires/seminaires_gratuits.html#L436

Domain Driven Design : Les modèles en action – 17 février

Eric Evans est de retour à Paris. Auteur de Domain-Driven Design, il  présentera les différents modèles (comment les choisir, les faire cohabiter …). Cette conférence s’adresse plutôt aux développeurs expérimentés.

Site web : http://www.zenika.com/conference/architecture/domain-driven-design-par-Eric-Evans

Deuxième rencontre noSQL – 16 février

Les sujets de cette deuxième conférence sont « noSQL for Fun and Profit » et Redis.

Site web http://sites.google.com/a/octo.com/nosql/project-updates/usergroupparis-round2

Création du Spring User Group – 25 février

La première conférence du Spring User Group balayera les différentes nouveautés de la version 3.0 de Spring par Arnaud Cogoluègnes. La migration vers Spring 3.0, les nouveautés (Spring Expression Language, Support Rest) ainsi que le rapport avec Java EE seront abordés.

Site web http://groups.google.fr/group/sugfr/web/evnements

Src image :  Iulian Nistea

Premiers pas avec Scala

Je suis tombé amoureux de Scala. Et je suis fier de vous présenter mes premières lignes de code en Scala :

import java.io._

class Reader(dir: String) {

	// Concatène les contenus de n fichiers dans une liste
	def readAll() = {

		// Mets toutes les lignes d'un fichier dans une liste
		def readLines (name : String) = {

			// Mets toutes les lignes d'un bufferedReader dans une liste
			def read(buf : BufferedReader, acc : List[String] ) : List[String] = buf.readLine match {
				case null => acc
				case s => read(buf, s::acc)  // Appel recursif optimisé par Scala
			}

			// Compose le nom complet du fichier et appel read
			read(new BufferedReader(new FileReader(dir + "/" + name)), Nil).reverse
		}

		// Applique readLine sur tous les fichiers et renvoi la concaténation des listes
		// Pas de return : En scala c'est la derniere expression qui fait office de retour
		new File(dir).list.flatMap(readLines)
	}
}

13 lignes de code, pour lire tous les fichiers d’un répertoire puis concaténer l’ensemble des lignes dans une liste chaîné.

Une compatibilité à 100% avec Java

Ce qui n’est pas une surprise, car Scala est compilé en ByteCode.

Cela se traduit par la possibilité d’importer  n’importe quelle classe pourvu qu’elle soit dans le classpath :

import java.io._

Et d’appeler des méthodes Java dans le code Scala :

buf.readLine
new BufferedReader(new FileReader(dir + "/" + name))

Et même d’utiliser très simplement un framework comme JUnit :

import org.junit.Test

class ReaderTest() {
  @Test
  def unTest() : Unit = {
    val read = new Reader("src/test/resources/cotations")
    read.readAll().map((x) =>println(x));
  }
}

Oui je sais, ce test n’est pas un test, c’est juste un exemple :)

Chaque méthode que j’ai écrite ne fait qu’un seul traitement. Cela les rends faciles à comprendre, à maintenir et à tester. La programmation fonctionnelle n’étant pas « impérative », il est de toute façon très difficile d’écrire une méthode sur 1000 lignes alors qu’il est malheureusement très fréquent d’en trouver dans du code Java…

Pas de boucle

En programmation fonctionnelle il est tout à fait possible, et même conseillé de ne pas utiliser de boucle. La façon de penser et de concevoir son programme n’est plus la même. C’est je  pense, la principale raison qui rend les langages fonctionnel « obscurs » pour un développeur impératif.

En programmation impérative, on pense « enchaînements d’instructions », c’est un peu comme écrire une recette de cuisine : faire ci, puis ça, puis ça.

En programmation fonctionnelle on s’attache au « comment ». Comment transformer tel fichier en liste et tel liste en table de base de données. C’est le principe d’une fonction : transformer une entrée en « autre chose ». Les éléments impératifs, comme les boucles ne sont utiles que dans un langage impératif (encore que..).

On utilisera plutôt la récursion :

			def read(buf : BufferedReader, acc : List[String] ) : List[String] = buf.readLine match {
				case null => acc
				case s => read(buf, s::acc)  // Appel recursif optimisé par Scala
			}

			// Compose le nom complet du fichier et appel read
			read(new BufferedReader(new FileReader(dir + "/" + name)), Nil).reverse

Notez qu’il ne se produira pas de StackOverflowError car ce code récursif est traduit par une boucle. Oui ne riez pas, c’est vrai. Un code récursif identique en java produira un beau StackOverflowError lorsque les fichiers dépasseront un certain nombre de lignes.

Scala a quand même une petite faiblesse, il n’optimisera que si l’appel récursif est direct. Une pile {read, read, read, read, read} sera optimisée alors qu’une pile {read2, read1, read2, read1} ne le sera pas. Ce qui nous empêche d’écrire ce code qui aurait été plus élégant :

def read(buf : BufferedReader) : List[String] = buf.readLine match {
      case null => Nil
       case s => s::read(buf)  // Appel recursif
}

  // Compose le nom complet du fichier et appel read
  read(new BufferedReader(new FileReader(dir + "/" + name)))

La stack ici est {read, ::, read, ::, read, ..} « :: » est la fonction d’ajout d’élément à une liste en Scala !

En fait, Java nous interdit carrément d’utiliser la récursion sur une trop grande profondeur, ce qui est clairement une énorme lacune du compilateur Java, qui pourrait très bien optimiser les fonctions récursives pour éviter les stackOverflow. Scala à une longueur d’avance sur ce point. Ceci dit je pense que cela donnera des idées pour Java7.

Cette traduction en Java ne sera pas optimisée malgré une pile d’appel optimisable :

private List readLines(final BufferedReader buf, final List acc) {
		String line;
		try {
			line = buf.readLine();
			if (line != null) {
				acc.add(line);
				return readLines(buf, acc);
			}
		} catch (IOException e) {
			e.printStackTrace();
		}

		return acc;
	}

Voici une autre façon de ne pas utiliser de boucle :

// flatMap est une méthode native.
new File(dir).list.flatMap(readLines)

Ici on créé un objet java.io.File, on appel la fonction list() puis on appel la fonction readLines sur chacun des fichiers.

La méthode « map » applique la méthode readLines à tous éléments de la liste et retourne cette nouvelle liste. On effectue donc bien un mapping d’une liste de valeurs vers une nouvelle liste de valeurs : List<FileName> => List<ContenuDuFichierFileName>. Le tout, sans boucle !

La méthode flatMap() diffère de la méthode map() car au lieu de renvoyer une List<List<String>> (ReadLines renvoie une List<String>, elle va « aplanir » (ou concaténer) les listes, ce qui donnera une simple List<String> contenant toutes les lignes de tous les fichiers situés dans le répertoire « dir ».

Alors en vérité, et je pense que c’est une lacune du langage Scala, il existe un mot clé « for » qui permet d’écrire certaine ligne de mon code d’une autre manière faisant grandement penser à une boucle « for » Java… mais sans l’être.. bref, je conseil d’éviter cette écriture, Scala étant déjà assez difficile à appréhender pour un programmeur impératif, inutile d’ajouter de la confusion en codant un truc ressemblant à de l’impératif..

Et pas de variable

Scala encourage l’utilisation d’objet immutable. C’est à dire avec un état fixe, sans setters par exemple. Je vous renvoie à la lecture de l’excellent livre « Effective Java » pour en savoir plus sur les avantages de l’immutabilité en Java, et donc a fortiori en Scala. Et bien entendu il beaucoup plus simple de faire de l’immutable en Scala qu’en Java !

Scala permet de différencier très clairement les valeurs des variables via les mots clé « val » et « var ». « val s : MyObject  » est l’équivalent de « final MyObject o; » alors que « var s : MyObject  » sera l’équivalent de « MyObject o; » En Scala les paramètres des fonctions sont des « val ». Un objet immutable sera forcément une valeur.

Il est donc tout à fait possible et même conseillé de ne jamais utiliser de variables. En fait, lorsqu’on aura besoin d’un objet avec état changeant on utilisera le pattern « Actor », dont Scala fourni le support et qui permet d’avoir des objets mutables « sans risques ».

Développer avec le Bloc-notes : Facile !

Le gros défaut de Scala, c’est qu’il n’existe pas d’IDE aussi avancé que pour Java. Ceci dit, je n’ai pas du tout souffert de ce manque. J’utilise le plugin eclipse fourni sur le site officiel, qui permet l’auto complétion et rajoute de la couleur et honnêtement, ça suffit largement. C’est à se demander si une grosse partie de l’outillage nécessaire en Java n’était finalement pas lié aux lacunes de Java !

Pour comparer voici les 2 codes Java et Scala mis côte à côte. J’ai essayé de réduire au maximum le code Java ! On remarquera qu’en Java, j’ai été obligé d’avoir une variable non final.

import java.io.*;
import java.util.*;

public class Reader {

	private final String directory;

	public Reader(final String dir) {
		this.directory = dir;
	}

	public final List<String> readAll() {
		final String[] fileNames = new File(directory).list();
		final List<String> ret = new LinkedList<String>();

		for (String name : fileNames) {
			try {
				BufferedReader buf = new BufferedReader(new FileReader(directory + "/" + name));
				String line = buf.readLine();
				while (line != null) {
					ret.add(line);
				}
			} catch (FileNotFoundException e) {
				e.printStackTrace();
			} catch (IOException e) {
				e.printStackTrace();
			}
		}

		return ret;
	}
}

No comment :

import java.io._

class Reader(dir: String) {
    def readAll() = {

        def readLines (name : String) = {

            def read(buf : BufferedReader, acc : List[String] ) : List[String] = buf.readLine match {
                case null => acc
                case s => read(buf, s::acc)
            }

            read(new BufferedReader(new FileReader(dir + "/" + name)), Nil).reverse
        }

        new File(dir).list.flatMap(readLines)
    }
}

Réactiver votre cerveau

Apprendre un nouveau langage, c’est apprendre à penser autrement, cela bouscule nos neurones et comment dire : Ça fait du bien !

Scala offre beaucoup d’autres choses intéressantes, comme les traits,  les actors, sa gestion native du XML, son framework web « Lift », Comet etc. J’espère avoir le temps d’approfondir tout ça et d’en faire quelques articles.

Plus généralement, la programmation fonctionnelle offre d’énormes avantages, rendant obsolète bon nombre de patterns et de framework qui n’existent finalement que parce que, Java et les langages impératifs en général ont de nombreuses imperfections.

Source : http://www.scala-lang.org/

Les indépendants ne savent pas compter

C’est malheureux, mais j’ai discuté récemment avec un indépendant qui m’a démontré par A+B qu’entre le statut de TNS et celui de salarié, il pouvait ne pas y avoir de différence en terme de taux de cotisations obligatoires.

Voici son calcul de charges obligatoires :

TNS RSI (Commerçant / Artisan) :  45,2 %

TNS Prof. Libérale : 33%

Salarié : 22% de cotisations salariales et 30% de charges patronales donc : charges = 50%.

Vu comme ça, et étant donné la différence de prestation entre un salarié et un TNS (indemnités journalières, retraite, chômage..), il est plus souvent avantageux d’être salarié, voir complétement préférable pour un artisan au RSI.

Où est l’erreur ?

Alors pourquoi tout le monde ne se met pas salarié ? Les solutions pour le faire sont pourtant multiples ! L’erreur est simple, les taux sont corrects mais la base de calcul n’est absolument pas la même.

Pour le régime salarié, on applique les taux sur le brut versé alors qu’en TNS on applique le taux sur le net versé.

Petit rappel mathématique : y * taux = x  n’est pas égal a x * taux = y.

D’un coté on a brut * (1-taux) = net

de l’autre coté on a : net * (1 + taux) = brut (<=> net = brut * (1/(1+taux)) )

Jusqu’à preuve du contraire 1/(1+taux) n’est pas égal a (1-taux). On compare donc des choux et des carottes.

Pour être plus clair, voici un tableau comparatif avec des exemples facile à comprendre :

charges-sociales1

Attention, les taux ne sont qu’un ordre de grandeur, en réalité cela varie un peu en fonction des situations.

La comparaison entre salarié et TNS pour un indépendant en informatique, donc en profession libérale, se fera  soit en comparant 81% à 33%  de charges sur le net,  soit en comparant 45% à 25% de charges sur le brut.

En passant, attention au simulateur que l’on trouve sur http://www.freelance-info.fr, il est faux pour les mêmes raisons. Utilisez plutôt notre simulateur.